- Dernière mise à jour de cette page : 27/02/2010
- Auteur : Arnaud WITSCHGER
- Licences : documentation :
GNU Free Documentation License et
images : Creative Commons Deed
- Retour à la page d'accueil du site awr.free.fr.
Information : Si vous êtes intéréssé par les originaux
des
photos ci-dessous en haute résolution,
contactez-moi
.
Remarque : je reçois régulièrement des demandes d'estimation de prix pour des briquets à essence de la part d'internautes (souvent des broquanteurs et parfois des particuliers) : inutile de me contacter pour ce type d'information, je ne connais pas d'argus des briquets anciens, et je ne fournirais aucune etimation d'ordre financier.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
| Briquet bi-énergie (essence + amadoux) | Briquet type "Zipo" | Briquet souvenir et fantaisie | Briquet "Corps Diplomatique" avec estampille du ministère des finances (taxe) |
On m'a demandé à plusieurs reprises l'époque et le rôle des estampilles "Ministère de finances" sur certains briquets. Exemple :
Cette estampille correspond à une taxe (encore une) sur les briquets automatiques (il en existait également une sur les allumettes) qui devait être acquitté auprès du ministère des finances. Cette taxe a été mise en place en 1911 et elle a perduré au moins pendant la première guerre mondiale (1914-1918).
La taxe était payable une et une seule fois par briquet automatique, c'est à dire les briquets à système d'allumage automatique (avec pierre et molette). Ce n'était donc pas une taxe récurrente à acquitter chaque année. Par contre, il était interdit de réutiliser une estampille pour un autre briquet.
L'avènement de la notion de brevet telle que nous l'a connaissons remonte au XIXème siècle. Au début des années 1800, les gouvernements (Français et autres) ont été attaqués en recours sur leurs responsabilités liées à leurs décisions d'accorder certains brevets sans examen préalable poussé. Il faut dire pour leurs défenses que le nombre de brevets a explosé à cette époque (d'un facteur de plus de 100).
Les gouvernements ont réagit de différentes manières au milieu du XIXème siècle :
La mention S.G.D.G a été établie par la loi de 1844 (à l'époque de la Monarchie de juillet, dirigée par Louis-Philippe Ier) qui dit que les brevets sont délivrés "sans examen préalable, aux risques et périls des demandeurs, et sans garantie soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l'invention, soit de la fidélité ou de l'exactitude de la description". Cette mention a disparu en 1968 (sous la cinquième république à la fin du dernier mandat du Général de Gaulles).