Collection de briquets à essence


Avertissement

Je reçois régulièrement des demandes d'estimation de prix pour des briquets à essence de la part d'internautes (généralement des brocanteurs) : inutile de me contacter pour ce type d'information, je ne connais pas d'argus des briquets anciens, et je ne fournirais aucune estimation d'ordre financier.

Aperçu de la collection

Ma collection se compose de plus de 60 briquets à essence, de différentes époques. Afin de les classer, j'ai défini les catégories suivantes (bien entendu, certains briquets peuvent appartenir à plusieurs catégories) :

Voici maintenant un aperçu d'un briquet typique de chaque catégorie définie ci-dessus :

Passez votre souris sur les images pour les agrandir

Briquets à capuchon amovible Briquets à charnière Briquets "porte-clef" Briquets artisanaux Briquets originaux
Briquet
Briquet
Briquet
Briquet
Briquet

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Informations historiques sur les briquets à essence

Informations sur les estampilles taxes "Ministère des Finances" :

On m'a demandé à plusieurs reprises l'époque et le rôle des estampilles "Ministère de finances" sur certains briquets. Exemple :

Estampille
Estampilles
Estampilles "Ministère des Finances"

Cette estampille correspond à une taxe (qui a dit "encore une" ? ;o) sur les briquets automatiques (il en existait également une sur les allumettes) qui devait être acquittée auprès du ministère des finances. Cette taxe a été mise en place en 1911 et elle a perduré jusqu'en 1945.

La taxe était payable une et une seule fois par briquet automatique, c'est à dire les briquets à système d'allumage automatique, équipés de pierre et molette. Ce n'était donc pas une taxe récurrente à acquitter chaque année. Par contre, il était interdit de réutiliser une estampille pour un autre briquet.

La forme et la matière de l'estampille permet d'estimer l'époque:

Plus d'informations ici.

Informations sur l'acronyme S.G.D.G. :

L'avènement de la notion de brevet telle que nous l'a connaissons remonte au XIXème siècle. Au début des années 1800, les gouvernements (Français et autres) ont été attaqués en recours sur leurs responsabilités liées à leurs décisions d'accorder certains brevets sans examen préalable poussé. Il faut dire pour leur défense que le nombre de brevets a explosé à cette époque (d'un facteur de plus de 100).

Les gouvernements ont réagit de différentes manières au milieu du XIXème siècle :

La mention S.G.D.G a été établie par la loi de 1844 (à l'époque de la Monarchie de juillet, dirigée par Louis-Philippe Ier). Cette loi indique que les brevets sont délivrés "sans examen préalable, aux risques et périls des demandeurs, et sans garantie soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l'invention, soit de la fidélité ou de l'exactitude de la description". Cette mention a disparu en 1968, sous la cinquième république à la fin du dernier mandat du Général de Gaulles.

Apparition de la pierre à briquet

La pierre à briquet, qui est à base de ferrocerium, est une invention autrichienne de 1903, du Baron Carl Auer VON WELSBACH. Avant cette invention, il existait de nombreuses techniques d'allumage : allumette au soufre, pyrogènes, catalytique, allumette de sécurité, à émeri, électrochimique, à amorces..., mais elles seront toutes rapidement remplacées par la pierre à briquet, bien plus sûre, efficace et simple d'emploi. Toutefois, des briquets plus récents existent avec ces systèmes d'allumage originaux.

Nombres gravés ou poinçonnés

Les briquets portent parfois des nombres gravés (formés d'un ou plusieurs chiffres). Leurs significations dépend de leurs formes :

Résumé

Il est très difficile de dater un briquet, ou connaitre son origine précise, lorsque celui-ci ne porte pas de date ou d'indication précise, on peut néanmoins déduire certaines informations à l'aide des différents éléments cités ci-dessus :

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Bibliographie

Les livres sur les briquets (notamment à essence) ne sont pas courants, en voici quelques-uns, par ordre de pertinence pour le collectionneur :

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